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Réflexions démocratiques



Royauté ou démocratie


Certains préconisent la royauté pour libérer le pouvoir des nécessités électorales et lui permettre d’agir à long terme. Est-il possible d’avoir les mêmes résultats de façon démocratique ? Mes réflexions sur ce thème.

C’est vrai qu’un roi formé dès sa plus tendre enfance à diriger un pays par sa famille ayant acquis une expérience dans ce domaine peut paraitre plus efficace. Mais le premier but d’une famille régnante n’est pas le bonheur de son peuple, mais le maintien de ses privilèges, forcément nécessaire dans son esprit puisqu’ils sont convaincus que sont eux les premiers garants du bonheur du peuple. De fait un roi devient juge et partie, et de conflit d’intérêt, l’inégalité de statut, initié par la royauté, découle une stricte hiérarchie de toute la société renforçant cette autorité, interdisant logiquement toute critique possible. Il ne reste à l’évolution aucune possibilité d’expression, à part les régicides, les coups d’états, les révolutions.

Etre élu est un honneur mais surtout une rente actuellement, et le premier but d’un élu est de prolonger son mandat par un mandat suivant.

Pour plaire et obtenir leurs suffrages un élu est donc poussé au clientélisme, c’est à dire tout faire pour plaire au plus grand nombre d’électeurs possibles au moins jusqu’au moment de l’élection.

Donc impossible d’imposer ce qui serait nécessaire à long terme et encore moins si ce sont des mesures nécessaires mais désagréables.

Délivré de la nécessité d’élection un roi peut se permettre ce genre de décisions.

Comment construire une démocratie dont les représentants ne soient pas soumis aux désirs d’être réélu ?

D’abord il ne faudrait plus qu’un candidat se présente lui-même, signe évident d’un égo démesuré, puisqu’il s’autoproclame le meilleur pour gérer. Un premier choix désigne les citoyens souhaités comme élus possibles. Donc des votes sans candidats où chaque citoyen désigne parmi tous les autres citoyens celui qu’il juge le mieux à même de remplir cette mission. Si cela se trouve celui qui plait au plus grand nombre n’en a même pas conscience lui-même.

Une liste des candidats souhaités par le plus grand nombre est alors proposée à une élection désignant le représentant des citoyens.

Ce choix de fait par une élection multi-personnelle, c'est-à-dire que chacun donne tous les noms qu’il souhaite (il existe plusieurs façon d’organiser cela). Ainsi chaque citoyen s’exprime sur chacun des impétrants.

Etre élu représente une fonction, celui qui a cette charge s’exprime soit au nom de cette fonction, dont son titre seul est évoqué sans son nom, soit il s’exprime son opinion personnelle, il est désigné alors par son nom sans donner son titre et sa fonction. Cette règle permet de dissocier l’homme de son rôle, donc ne pas gratifier un égo, et surtout ne pas responsabiliser l’homme qui doit prendre des décisions nécessitées par sa fonction. Cette symbolique est nécessaire si par exemple au nom de la fonction il faut prendre une décision douloureuse sans que l’homme en soit culpabilisé par les citoyens. Ensuite être élu doit être un sacerdoce, pas une sinécure, c'est-à-dire une situation non enviable, source du plus de soucis que d’avantages. Au moins celui qui acceptera le poste le fera plus par conviction que pas lucre.

Enfin l’élu représente l’intérêt collectif, pour qu’il ne soit pas soumis aux intérêts individuels des puissants, il doit être soutenu par ceux qui l’ont désigné. Donc voter pour quelqu’un nécessite ensuite de l’aider dans son travail, un dialogue dans une transparence permanente doit lui permettre d’informer des questions à résoudre, d’écouter les arguments et d’expliquer ses décisions. Un citoyen ne désigne pas un élu pour qu’il le décharge d’un problème, il doit l’aider dans son action.

Un élu peut-être tenté des rester en place s’il y prend goût, et sa position lui donne tous les leviers pour assurer cette continuité. Pour ma part s’il fait du bon travail et contente son peuple je ne vois pas l’intérêt à s’en priver, mais l‘habitude et la lassitude finissent par conduire tout homme à ses limites, il est donc utile de prévoir des procédures de destitution dès que la possibilité d’un meilleur représentant est possible. Comment juger de la qualité d’un élu par rapport à un possible changement ? Ca je ne sais pas… A réfléchir.

La destitution est un moment difficile à vire pour celui qui a été à la tête d’une institution, il reste logique qu’une reconnaissance lui soit accordée, surtout s’il a fait du bon travail et a parfois du quitté son métier pour cette tache. Mais ce n’est pas à lui de fixer les termes de cette reconnaissance, mais à ses électeurs.

Pourtant l’intérêt collectif immédiat peut entrer en contradiction avec l’intérêt à long terme. L’intérêt à long terme reste probabiliste. L’exemple de Colbert qui planta des chênes pour assurer à la marine française le pouvoir de construire ses bateaux 300 ans après, n’avait pas prévu qu’ils seraient en acier quand les chênes auraient enfin la taille voulue.

Il n’existe donc pas de priorité définie entre ces deux intérêts, c’est au peuple de décider de son choix à partir de la meilleure information possible. Cela passe donc par une vraie formation civique (histoire, géographie, écologie, philosophie, esprit critique, politique…) réelle de tous les citoyens.

La démocratie enfin doit avoir des fonctionnements différents selon ses actes,
Quand il s’agit de réfléchir et de décider, tous ont le droit à la parole,
Quand il faut appliquer les décisions là les compétences deviennent nécessaires avec une certaines indépendance,
Quand il y a urgence, catastrophe ou guerre, alors là plus le temps de discuter, mieux vaut suivre la décision imparfaite d’un chef, que discuter du meilleur choix possible.

Ce ne sont quelques réflexions imparfaites mais fondées sur la notion d’égalité citoyenne devant la loi à l’opposé de l’idée de royauté.

Page écrite le 28-07-2015



               

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(aide) Page mise à jour le
01-07-2018 à 03:04
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Commentaires et dialogues pour cette page

Intervenant yvonne - le 24-03-2018 à 20-42

;-)

Intervenant Luca de Paris - le 01-07-2018 à 01-04

Il ne s'agit pas dans ce texte de royauté mais d'eugénocratie (la souveraineté aux bien nés).

On peut devenir roi par élection, comme Hugues Capet, ou par la victoire à d'autres concours, comme Oedipe devenu roi de Thèbes en étant le premier à résoudre l'énigme du Sphynx, ou Ulysse redevenant roi d'Ithaque en gagnant le concours de tir à l'arc. Dans ces trois exemples, il s'agit d'aristocratie (souveraineté du meilleur à un concours).

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